Syncope a rencontré
Christian Baptisto,
compagnon de route de la famille philéas et membre de la “ garde rapprochée ”
de ceux qui comme Paul Mazaka, Jean-Pierre
Clain, Gilbert Pounia et Christian Mousset ont oeuvré pour faitre connaitre le son de Lélé
au monde entier et à La Réunion même ! Christian
Baptisto ( voir photo ) est aussi un artiste réunionnais connu pour
ses ségas et un producteur à la tête d’une association
“ Les Chokas ” qui a co-produit
avec les studios Oasis deux triple CD dont Bourbon
Maloya ( qui a fait dâte ) et Bourbon Cuivres, mais aussi
les deux premiers CD d’Urbain Philéas
“Lo Flanbo “ en 2000 et “
Dé Langaz Maloya ” en 2003 ( lire la rare et toute première
interview en ligne d’Urbain, prochainement dans
Syncope ).
Quel était ton rôle aux
côtés de Lélé ?
Christian Baptisto
: Avec son fils Willy ( ndrl : qui joue aussi dans la troupe
de Lélé ) , on préparait la partie administrative des
tournées. J’aidais et accompagnais la troupe lors des concerts...de
l’Inde au Brésil en passant par le Japon et la France... A chaque
fois, le public a réagi positivement et dansait. Je t’assure
que voir Lélé jouer devant 25 000 personnes en Suède,
c’était impressionnant. Idem face à 5 ou 6000 personnes
au Japon... Même en Inde, il a fait danser le public alors qu’on
nous avait prévenu que le public était réservé...A
Salvador de Bahia, c’était inoubliable aussi...il fallait assurer
entre Doudou N’Daye Rose et Gilberto Gil
!
Comment as-tu rencontré Lélé
?
Je suis très
proche de Willy avec qui j’ai joué dans deux troupes de Séga
“ Créolie ” et “ Mascareignas ” qui se
produisaient dans les hôtels dans les années 80, et il me disait
: “faudrait que tu viennes écouter Papa car il a plein de titres
”. Ce que j’ai fait... Puis dans les années 90, le
Conseil Général de La Réunion a monté l’opération
“CES Musique” où willy était formateur, moi coordinateur et Paul Mazaka
qui dirigeait le dispositif... Il y avait aussi Gilbert Pounia ( Ziskakan
) et Jacqueline Farreyol. On a monté un festival à St Joseph : “
Festival Kayanmb “ en sept.92 et Granmoun s’y est produit. C’était
son premier vrai concert à La Réunion. Il avait fait un
podium au Théâtre de St Gilles pour la Fête de la Musique
en juin mais St Joseph, c’est sa première vraie prestation
dans l’île.
Après, il y a Angoulême ?
Avec Gilbert Pounia, on avait enregistré le
concert en DAT, qu’on a fait ensuite écouter
par téléphone à Christian Mousset qui a
craqué tout de suite, il les a invité à
Angoulême, et s’est engagé à les produire.
C’était la première fois qu’un groupe de
Maloya allait enregister en France. ( “ Namouniman ” en 1993 )
(
c ) Propos recueillis par Stéphane Delphin